Le Temple s'apaise.

Il a craché ses cris, ses mots, ses files, ses petits, 

ses enfants, sa foule, son clan.

Dans les classes vides, on entend l'écho

de L'enfance qui meurt 

dans les feuilles des classeurs. 

Dans les couloirs vides traînent les baskets

adolescentes qui apprennent dans les non et les oui des sonneries, 

dans les allées et les bancs, 

dans les phrases des grands.

Les pierres accueillent la nuit et les tableaux effacés. 

Dans les pages raturées et l'infini cantique des connaissances, Mille Mondes restent à découvrir, 

Et les Chrysalides indolentes reviendront lundi dévorer l'Alma Mater.

 

                              (c)Anne-Françoise Schmitz